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Nos activités

Consultez ici la liste de nos conférences et du reste de nos activités.

Montréal à travers ses quartiers : 20 avril à 14h

Le Sault-au-Récollet ou de la ruralité à l’urbanité en passant par la villégiature par Stéphane Tessier, interprète en patrimoine.

L’histoire du Sault-au-Récollet remonte avant la fondation de Montréal à une époque où les missionnaires exploraient le continent afin d’évangéliser les premières nations. Que signifie « Ahuntsic » en huron ? Découvrez l’histoire de la mission d’évangélisation du Fort-Lorette, de la plus ancienne église de Montréal, de l’exceptionnel site des moulins, etc.  La mobilisation citoyenne qui a mené à la sauvegarde la Maison du Pressoir et à l’aménagement du parc-nature de l’Île-de-la-Visitation est digne de mention dans la transformation de ce lieu rural en milieu urbain. La multitude de maisons anciennes du 18 ème et 19 ème siècle qui ont traversées les époques est sans pareil. 


Stéphane Tessier œuvre dans la mise en valeur du patrimoine nord-montréalais et lavallois depuis 20 ans. Le patrimoine bâti du boulevard Gouin a été sa vocation: recherches, conférences et visites des anciens villages de Rivières-des-Prairies, Montréal-Nord, Ahuntsic, Bordeaux, Cartierville, Saraguay, Sainte-Geneviève, Île Bizard et Sault-au-Récollet. Membre et collaborateur des sociétés d’histoire locale. Conseiller historique du Parcours Gouin. A travailler au Vieux-Fort de l’Île Sainte-Hélène, au musée d’histoire du Sault-au-Récollet (Cité Historia), musée du Château Dufresne, Atelier d’histoire d’Hochelaga-Maisonneuve. Animateur historique et conteur à ses heures également.

samedi 20 avril à 14h
Pointe-à-Callière, Musée d’archéologie et d’histoire de Montréal
Salle polyvalente
350, place Royale
Vieux-Montréal (Québec) H2Y 3Y5

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Débat sur la célébration de la fondation de Montréal par Radio-Canada

Robert Comeau, le président de la Société Historique de Montréal a été interrogé dans cet article que nous vous invitons à consulter.

Voici le résumé de l’article et le lien pour le consulter.

En raison de différences idéologiques, Montréal s’est distanciée de ses partenaires de longue date pour organiser la célébration soulignant la fondation de la ville le 17 mai prochain. Résultat : il y aura cette année trois fêtes, organisées chacune de leur côté par trois organisations, pour se souvenir… du même événement historique.

Vincent Champagne journaliste pour Radio-Canada

Bonne lecture !

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Les samedis de l’histoire : 6 avril à 14h

Maurice Séguin, historien du Québec d’hier et d’aujourd’hui par Jean Lamarre, sociologue.

Au cours de l’après-guerre, Maurice Séguin a proposé à ses contemporains une réinterprétation d’ensemble du devenir de la société québécoise. Pour ce faire, il a développé un modèle théorique systémique qui met de l’avant une conception renouvelée de ce qu’est une nation, des forces qui jouent en elle et des relations que les nations entretiennent les unes envers les autres. Nous verrons en quoi l’œuvre de Séguin demeure à la fois d’actualité et de portée universelle.

Jean Lamarre est l’auteur d’une étude sur les historiens de l’École de Montréal publiée chez Septentrion en 1993 sous le titre Le devenir de la nation selon Maurice Séguin, Guy Frégault et Michel Brunet (1944-1969).

samedi 6 avril à 14h
Pointe-à-Callière, Musée d’archéologie et d’histoire de Montréal
Station de pompage
173, place d’Youville
Vieux-Montréal (Québec) H2Y 3Y5

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Lettre au ministre de l’Éducation au sujet de la formation des maîtres

Dans une lettre parue dans les médias le 27 février dernier, les historiennes Brigitte Caulier, Louise Bienvenue et Karine Hébert, représentantes de l’Institut d’histoire de l’Amérique française, posaient le bon diagnostic en liant la crise actuelle des effectifs enseignants au secondaire avec la formation des maîtres. Elles proposaient que les détenteurs d’un baccalauréat disciplinaire puissent accéder à la profession d’enseignant une fois complété l’équivalent d’un certificat de premier cycle en pédagogie.

Les soussignés souhaitent unanimement appuyer cette proposition. C’était d’ailleurs la toute première recommandation faite dans une étude parue en 2017 pour le compte de la Coalition pour l’histoire sur la formation des enseignants au Québec. S’appuyant sur le témoignage de 214 enseignants, on concluait que le baccalauréat en enseignement actuel de quatre ans donnait globalement peu satisfaction et qu’il ne devait surtout pas demeurer la filière unique donnant accès à la profession d’enseignant. À notre avis, ouvrir la profession à ceux et celles bénéficiant d’une formation universitaire dans une discipline enseignée au secondaire (sciences, littérature, histoire, etc.) permettrait d’une part de compléter les équipes d’enseignants par l’apport d’individus motivés et compétents. D’autres parts, elle permettrait également de revaloriser l’importance des connaissances et de diversifier les approches pédagogiques susceptibles de motiver les jeunes.

Rappelons que le baccalauréat en enseignement au secondaire actuel alloue la part du lion à des cours de didactique, de psychopédagogie et de sciences de l’éducation en général. En revanche, moins de la moitié de la formation vise à faire l’apprentissage du contenu que les futurs enseignants auront pour tâche de transmettre. Par exemple, dans le cas du baccalauréat en enseignement au secondaire, profil univers social, où l’apprentissage de l’histoire du Québec devrait occuper une place prépondérante puisqu’il s’agit d’une matière de base, le futur enseignant n’aura suivi en moyenne que trois cours sur ce sujet durant toute sa formation universitaire, dont seulement deux cours sont obligatoires. Selon nous, il s’agit clairement d’un bagage disciplinaire insuffisant pour prétendre maîtriser le sujet et ensuite pouvoir l’approfondir avec ses élèves.

Ce baccalauréat en enseignement au secondaire a aussi eu pour conséquence de standardiser et d’uniformiser les approches pédagogiques empruntées par les enseignants. Or tous les élèves ne sont pas sensibles au même profil d’enseignant et aux mêmes stratégies pédagogiques. Certains sont touchés par des êtres de culture, captivants, éloquents et érudits, tandis que d’autres le seront davantage par des pédagogues sachant mieux exploiter leurs compétences procédurales. Il est illusoire de prétendre à une telle diversité si les enseignants sont tous formés à la même enseigne. Au contraire, l’apport d’individus formés dans des filières disciplinaires, comme c’était le cas au Québec avant 1994, permet de diversifier les approches pédagogiques et d’offrir aux élèves d’autres modèles d’enseignement que ceux uniformément mis de l’avant par les sciences de l’éducation.

Dans le cadre de la rédaction de notre étude, ces constats ont été corroborés par les enseignants eux-mêmes qui nous ont confié avoir très peu tiré profit de leurs quatre années d’études pendant leur baccalauréat en enseignement au secondaire. Ils ont admis avoir surtout appris leur métier lors de stages et durant leurs laborieuses premières années d’enseignement. À la question, « Quel(s) cours considérez-vous superflus dans votre formation ? », les enseignants désignent clairement les cours de didactique et de psychopédagogie. Et à la question « Quel(s) cours vous ont semblé manquer dans votre formation ? », les cours disciplinaires arrivent en tête de liste [1].

Comme les élèves, les parents et les enseignants eux-mêmes, les soussignés sont d’avis qu’un bon enseignant est d’abord quelqu’un qui connaît bien sa matière. Ouvrir la profession à ceux et celles ayant privilégié une formation disciplinaire dans leur parcours universitaire est donc plus qu’un pis-aller afin de combler les effectifs dans nos écoles, mais clairement une avenue permettant d’enrichir les connaissances transmises aux élèves et de diversifier les stratégies d’enseignement propres à soutenir la motivation et la persévérance scolaire.

Rédigée par Gilles Laporte, porte-parole de la Coalition pour l’histoire, cette lettre a été signée par :

  • Pierre Graveline, directeur général de la Fondation Lionel-Groulx
  • Raymond Bédard, président de la Société des professeurs d’histoire du Québec
  • Richard Bégin, président de la Fédération Histoire Québec
  • Etienne-Alexis Boucher, président du Mouvement national des Québécoises et Québécois
  • Robert Comeau, président de la Société historique de Montréal
  • Paul Dauphinais, président de l’Association des professeurs d’histoire des collèges du Québec (APHCQ)
  • Gaston Deschênes, représentant de la Société historique de Québec
  • Maxime Laporte, président général, Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal
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