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Nos conférences

Mobilité atlantique entre la Nouvelle-France et la Sénégambie : le parcours du capitaine normand Emery de Caen (première moitié du XVIIe siècle)

une affiche de Charlotte Mayol

Mobilité atlantique entre la Nouvelle-France et la Sénégambie : le parcours du capitaine normand Emery de Caen par Lucie Sène. Conférence sur les liens entre la Nouvelle-France et la Sénégambie.

Attention : lieu différent. La conférence a lieu au Site historique Marguerite-Bourgeoys.

Un capucin normand, Alexis de Saint-Lô, participe à la première mission capucine française en Sénégambie entre 1634 et 1635. Sa description assidue de la progression du voyage fait apparaître aux yeux du lecteur des acteurs particulièrement intéressants, notamment Emery de Caën, capitaine de l’un des deux vaisseaux affrétés auprès de la Compagnie Normande.

À travers le regard du missionnaire, Emery de Caën s’illustre comme un acteur de premier plan, à la fois comme capitaine de navire, mais aussi comme un agent politique et diplomatique au cœur des relations commerciales entre les marchands français et les royaumes africains wolofs et sereers de la côte sénégambienne. Son expertise pour la navigation, l’art militaire, la conduite des affaires politiques et diplomatiques a de quoi soulever des questions.

Ce fameux Emery de Caën, loin d’être un marchand habitué de la région sénégambienne, appartient probablement à la famille de de Caën, une famille particulièrement importante dans le développement des premières colonies du Québec en Nouvelle France dans les années 1610-1620. Bien que son cousin Guillaume soit davantage connu par l’historiographie de la colonisation française en Amérique du Nord, nous savons qu’Emery de Caën a lui aussi pris part activement à ces activités coloniales, bien des années avant de se retrouver dans le commerce français en Afrique de l’Ouest. 

Le parcours d’Emery de Caën, probablement loin d’être un cas d’exception, soulève la problématique de la circulation des savoirs et des carrières dans une période de constitution progressive de l’espace atlantique français.


Lucie Sène est doctorante en histoire à l’université de McGill à Montréal. Initialement spécialiste de l’histoire atlantique de la Sénégambie à l’époque moderne, elle prépare actuellement une thèse sur les Compagnies Françaises en Sénégambie (1673-1721) sous la direction de Catherine Desbarats.

Site historique Marguerite-Bourgeoys

Samedi 21 février 2026 à 14h (entrée gratuite pour les membres de la SHM, 5$ pour les non-membres)

400 Rue Saint-Paul E, Montréal, QC H2Y 1H4

Accessible via le métro champs-de-mars. Les visiteurs n’auront qu’à se présenter à la boutique du musée qui se trouve en haut des escaliers au bout du couloir lorsqu’ils entrent.

Fiche pratique
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Sorcellerie et herboristerie en Nouvelle-France : quand histoire et archéologie se rencontrent

une affiche de Charlotte Mayol

Sorcellerie et herboristerie en Nouvelle-France : quand histoire et archéologie se rencontrent par Simon Santerre et Stéphan Martel. Conférence sur l’herboristerie et la sorcellerie en Nouvelle-France.

Attention : le lieu est la station de pompage d’Youville, au 173, place D’Youville.

Depuis 2014, l’archéologue Simon Santerre dirige, pour le compte de la Ville de Montréal, des fouilles d’envergure dans le cadre de la réfection de la rue Saint-Paul, la plus ancienne de la ville. L’analyse de restes végétaux découverts en 2019 sur l’ancienne propriété de Simon Guillory et de Louise Bouchard au 17e siècle ouvre une fenêtre inédite sur les pratiques en herboristerie en Nouvelle-France liées au monde des savoirs féminins. Les découvertes intrigantes de l’archéologue ont attiré l’attention de l’historien Stéphan Martel, qui s’intéresse depuis longtemps à la sorcellerie en Nouvelle-France, notamment au cas de la Montréalaise Anne de Lamarque, réputée pour avoir pratiqué la magie. Il appert que les deux femmes étaient voisines. L’une d’elles, Anne de Lamarque, a été suspectée de sorcellerie, à tort ou à raison, alors que l’autre, Louise Bouchard, est toujours demeurée anonyme. Pourquoi?

Dans cette conférence, nous souhaitons exposer le fruit de nos recherches respectives et leur mise en commun pour faire ressortir le rapport complexe entre l’herboristerie, les superstitions et les pratiques qui effleurent la sorcellerie sous le Régime français.

Une conférence présentée par la SHM en partenariat avec le musée Pointe-à-Callière.


Simon Santerre pratique l’archéologie depuis plus de 20 ans. Archéologue chargé de projet au sein de la firme Ethnoscop, il a dirigé plus d’une centaine d’interventions un peu partout au Québec, principalement dans les villes de Montréal et de Québec. C’est notamment lui qui a la responsabilité de diriger les fouilles dans le cadre du projet de réfection de la rue Saint-Paul à Montréal depuis 2014. En parallèle, il réalise un doctorat à l’Université Laval et ses recherches portent sur l’archéologie des villes françaises d’Amérique du Nord, de leur fondation à l’éclatement de la guerre de Sept Ans. Il se spécialise notamment dans le domaine de l’archéologie urbaine, des fortifications et de l’archéologie du bâti.

Stéphan Martel est actuellement directeur adjoint et responsable de la recherche au Site historique Marguerite-Bourgeoys, dans le Vieux-Montréal. Titulaire d’un baccalauréat en histoire, d’une mineure en études classiques et d’une maîtrise en histoire de la Nouvelle-France à l’Université de Montréal, M. Martel a complété sa scolarité au doctorat en histoire coloniale. En plus de cumuler vingt années d’expérience de recherches en archives, il est l’auteur d’articles à caractère historique et prononce des conférences. 

Pointe-à-Callière, Musée d’archéologie et d’histoire de Montréal

Samedi 17 janvier 2026 à 14h (entrée gratuite pour les membres de la SHM, 5$ pour les non-membres)

Station de pompage d’Youville, au 173, place D’Youville.
Vieux-Montréal (Québec) H2Y 3Y5

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ANNULÉ – Le canal de Lachine : plus de 200 ans d’histoires à raconter

une affiche de Charlotte Mayol

Le canal de Lachine : plus de 200 ans d’histoires à raconter par Alain Gelly. Conférence sur un lieu emblématique de Montréal.

Depuis plus de deux cents ans, l’eau constitue le fil conducteur de l’histoire du canal. Voie navigable, aqueduc industriel, berceau de l’industrie manufacturière canadienne, le canal fut un lieu de transbordement portuaire ainsi qu’un milieu de vie et de travail pour une importante main-d’œuvre ouvrière. Il a façonné le tissu urbain du sud-ouest de Montréal, de l’émergence des quartiers ouvriers aux vastes projets de requalification urbaine en cours.  Théâtre de la désindustrialisation de son corridor industriel et de la patrimonialisation de ses berges, le canal est un lieu emblématique, profondément ancré dans l’identité montréalaise, voire canadienne. En somme, l’histoire du canal, c’est une multitude d’histoires à raconter.

Une conférence présentée par la SHM en partenariat avec le musée Pointe-à-Callière.


Alain Gelly (Ph. D) est historien à la Direction, Histoire et commémoration à l’Agence Parcs Canada. Au sein de celle-ci, il a eu plusieurs mandats touchant l’histoire économique, militaire et industrielle ainsi que celles des transports tant au Québec et qu’au Canada. Il compte notamment plusieurs écrits relatant divers aspects de l’histoire du canal de Lachine.

Pointe-à-Callière, Musée d’archéologie et d’histoire de Montréal

Samedi 6 décembre 2025 à 14h (entrée gratuite pour les membres de la SHM, 5$ pour les non-membres)

Salle Kondiaronk, mezzanine du pavillon principal (ancienne salle polyvalente)
350, place Royale
Vieux-Montréal (Québec) H2Y 3Y5

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NOUVELLE DATE – Le mystère d’Hochelaga vu par l’archéologie

Le mystère d’Hochelaga vu par l’archéologie. Conférence de Christian Gates St-Pierre sur l’avenir des recherches collaboratives avec les nations iroquoiennes, dans une perspective de décolonisation et de réconciliation.

Le 2 octobre 1535, Jacques Cartier débarque sur l’île de Montréal et y fait la rencontre d’Iroquoiens habitant un grand village: Hochelaga. La configuration et surtout l’emplacement de ce dernier ont fait l’objet de nombreux débats dont l’issue demeure à ce jour incertaine. Cette présentation offre un aperçu des données archéologiques disponibles sur cette rencontre entre deux mondes.

Elle sera aussi l’occasion de présenter l’avenir des recherches collaboratives avec les nations iroquoiennes, dans une perspective de décolonisation et de réconciliation.

Une conférence présentée par la SHM.


Christian Gates St-Pierre est archéologue et professeur agrégé au Département d’anthropologie de l’Université de Montréal. Ses travaux portent principalement sur l’archéologie des peuples autochtones du Québec, en particulier l’étude de l’alimentation, des interactions sociales et des artefacts en os et en céramique. Il s’intéresse aussi aux questions éthiques en archéologie, à la décolonisation de la recherche et à la protection du patrimoine archéologique. Il est vice-président du Conseil du patrimoine de Montréal, il dirige une école de fouilles archéologiques en Outaouais et il co-pilote un nouveau projet de recherche collaboratif et multidisciplinaire sur l’histoire, les langues et les savoirs des peuples Iroquoiens. 

Pointe-à-Callière, Musée d’archéologie et d’histoire de Montréal

Samedi 6 décembre 2025 à 14h (entrée gratuite pour les membres de la SHM, 5$ pour les non-membres)

Salle Kondiaronk, mezzanine du pavillon principal (ancienne salle polyvalente) 350, place Royale Vieux-Montréal (Québec) H2Y 3Y5

Fiche pratique
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