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Le 13 février, en soirée, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal a décerné le prix Esdras-Minville au professeur Robert Comeau, ancien président de notre Société, pour l’ensemble de sa carrière.
Le prix Esdras-Minville est décerné aux personnes s’étant illustrées dans le domaine des sciences humaines. Robert rejoint notamment Laurent Lapierre, Guy Rocher et Marie-Andrée Bertrand, tous récipiendaires de ce prix dans les années passées.
La soirée de remise de la médaille a été très animée. Claude Corbo, recteur de l’UQAM a rendu un hommage appuyé à Robert Comeau. Puis ce dernier nous a livré une très vibrante allocution que vous pouvez retrouver ici. Nous sommes très fiers de notre ancien Président et lui adressons toutes nos félicitations.
L’historienne Émilie Guilbeault-Cayer nous emmène au coeur de la communauté des Soeurs de la Charité de Saint-Louis du Québec. Plongée fascinante dans cet univers pour saisir les enjeux humains d’une congrégation qui a formé des générations.
Débarquées en Amérique en 1902, en Gaspésie, les Sœurs de la Charité de Saint-Louis quittent leur Bretagne natale pour échapper aux lois antireligieuses sévissant en France. Dans le Québec d’avant la Révolution tranquille, la contribution des sœurs au système scolaire est majeure : écoles de rangs, pensionnats, orphelinats, école normale… Les sœurs tisseront au fil des ans un large réseau d’institutions d’enseignement, de la Beauce à Lévis, en passant par Bellechasse, Portneuf et Québec. Et avec l’ouverture d’écoles aux États-Unis et dans l’Ouest canadien, leur zone d’influence s’étend bientôt au-delà des frontières du Québec.
Devant les changements que vit la société québécoise dans les années 1960-1970, la congrégation se questionne. Comment répondre aux nouveaux besoins qui se manifestent ? La congrégation s’adapte en diversifiant ses activités, en créant de nouvelles œuvres de charité et de justice sociale. Au même moment, l’essor des missions internationales offre aux Sœurs de la Charité de Saint-Louis une occasion de renouveau, pendant qu’au Québec la congrégation poursuit son œuvre au service des populations démunies.
Au travers de cette histoire institutionnelle, on découvre des destins individuels, des destins de femmes pionnières de l’éducation en milieu rural au Québec. Émilie Guilbeault-Cayer livre un témoignage vivant à propos des embûches et du travail qui a été accompli pour contribuer à ce grand projet du développement de l’éducation des filles au Québec.
Biographie de la conférencière :
Émilie Guilbeault-Cayer travaille dans les milieux de l’histoire et de l’édition. Elle détient une maîtrise en histoire de l’Université Laval et un microprogramme en édition de l’Université de Sherbrooke. Elle a publié précédemment La crise d’Oka, Au-delà des barricades aux Éditions du Septentrion. Consultante en histoire depuis 15 ans, elle a collaboré à de nombreux projets en histoire autochtone, institutionnelle et urbaine. C’est avec beaucoup de plaisir qu’elle s’est plongée pendant quelques années dans l’univers et l’histoire des Sœurs de la Charité de Saint-Louis pour mieux comprendre leur contribution au Québec d’aujourd’hui. Son livre, Les Sœurs de la Charité de Saint-Louis en Amérique, 1902-2018, est paru aux éditions du Septentrion en 2018.
Pointe-à-Callière, Musée d’archéologie et d’histoire de Montréal
1er février à 14h (entrée gratuite) Salle polyvalente 350, place Royale Vieux-Montréal (Québec) H2Y 3Y5